Le parloir aux oiseaux de Roland HALBERT aux éditions FRAction
Tarn Libre, 21/06/2013

Tarn Libre, 21/06/2013

De page en page, Roland Hal­bert – poète d’âme franciscaine – suspend ses brefs poèmes à l’imitation de la cordelière à trois noeuds qui resserre la robe de bure des frères de saint François. Du pauvre d’Assise il retransmet la voix, une « voix pleine, dit-il, de pollens fer­vents » mêlée aux chants d’oi­seaux de tous les pays : le mes­sage de saint François, message d’amour universel. Les corde­lières de Roland se détachent en segments comme pour mettre en relief les mots dits, ils viennent du coeur, des fer­veurs. Que de sources ont jailli de la rencontre du poète et des musiciens compositeurs avec le Poverello ! Roland d’évoquer Francis Jammes, Joseph Delteil, Olivier Messiaen, que sa mère, la poétesse Cécile se disait belle d’être aimée, s’est réjouie de mettre au monde cet en­fant: L’Âme en bourgeon (poèmes de 1908). Le Parloir aux oiseaux prolonge l’admira­ble Roman du lièvre de Francis Jammes qu’au cours de trois nuits d’éveil, l’abbé Comber, Cantalausa, a transvasé d’une langue poétique en une autre, l’occitan, fleur d’or. Roland a pris place dans une grande chaîne d’alliance. Notes et images de son chant s’ajou­tent à la louange ininterrom­pue de l’existence, telle que la concevait saint François. Le poète va jusqu’à inventer un proverbe riche de sens: À la Saint-François (le 4 octobre) l’oiseau reprend voix. Syllabes bénéfiques, « nichoir de joie ».

Le Parloir aux oiseaux paru aux Editions Multilingues FRAction

Hervé ROUGIER pour le Tarn Libre, 21/06/2013

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